En six ans, la règle « ambulatoire avant stationnaire » a sorti près de 23 500 interventions par année des lits d’hôpital. Pour les cabinets et les centres romands, cette statistique se traduit par une question très concrète : disposer, ou non, d’une salle d’intervention à la hauteur.
Six ans de transfert, et le mouvement continue

Depuis le 1er janvier 2019, l’assurance obligatoire des soins ne prend plus en charge certaines interventions électives réalisées en stationnaire, sauf circonstances particulières. La liste fédérale comptait six groupes d’interventions à son introduction. Elle en compte dix-huit depuis 2023, et a encore été élargie au 1er janvier 2026 avec un groupe consacré au coude et un périmètre étendu pour la chirurgie du pied.
Le monitorage de l’Observatoire suisse de la santé chiffre l’effet : environ 74 000 cas de ces dix-huit groupes étaient encore pris en charge en stationnaire en 2018, contre quelque 50 500 en 2024. Un tiers de moins en six ans.
La réglementation n’explique pourtant qu’un quart environ de la croissance de l’activité ambulatoire. Le reste tient au progrès médico-technique, qui rend les interventions moins invasives, et au développement des structures ambulatoires elles-mêmes. Autrement dit : le mouvement est plus large que la liste fédérale, et il ne s’arrêtera pas avec elle.
Ce que cela change dans les salles
Une intervention qui quitte le bloc hospitalier ne disparaît pas : elle se déplace vers une salle de cabinet, un centre ambulatoire ou une clinique de jour. Ces structures se retrouvent à pratiquer des gestes qu’elles ne pratiquaient pas, dans des locaux souvent conçus pour l’examen plutôt que pour l’opération.
L’enjeu n’est pas seulement d’acquérir une table d’opération. C’est de composer une salle complète, et dans des conditions particulières : des volumes d’interventions élevés, des rotations rapides, des équipes réduites, et un seul local qui doit parfois servir plusieurs spécialités dans la même journée.
S’ajoute la pression tarifaire. TARDOC et les forfaits ambulatoires sont entrés en vigueur au 1er janvier 2026, et le financement uniforme des prestations suivra en 2028. L’équipement d’une salle se décide désormais avec une attention nouvelle au rapport entre l’investissement et le volume d’interventions qu’il permet d’absorber.
Trois niveaux d’équipement selon l’activité
Toutes les structures ne se situent pas au même point de ce virage. Nous avons composé trois ensembles Novak M qui correspondent aux trois situations que nous rencontrons le plus souvent en Suisse romande.
La chirurgie mineure en cabinet

Dermatologie, petite chirurgie, arthroscopie, gestes de chirurgie plastique : l’activité est réelle mais ponctuelle, et la salle n’est pas un bloc. La Table de chirurgie ambulatoire S (ETSOP-65) répond à ce cadre, avec un réglage de hauteur électrique, des appui-bras de série, une section tête étroite et des roulettes escamotables qui laissent la table reposer sur ses pieds caoutchouc pendant l’intervention.
Le pack correspondant réunit la table, la prise équipotentielle requise en Suisse et le tabouret OPN, pour CHF 6’800.– HT, livraison et installation comprises. Ce pack peut directement être acheté en ligne sur notre catalogue.
Le centre ambulatoire multidisciplinaire

Quand la même salle enchaîne l’orthopédie, l’ORL et l’urologie dans la journée, c’est la polyvalence qui fait la différence. La table d’opération Y (ORTY-2400) est entièrement électrique et couvre décubitus dorsal, ventral et latéral, lithotomie, position beach chair, Trendelenburg et inclinaison latérale jusqu’à ±20°. Sa hauteur se règle de 58 à 98 cm, sa charge admissible atteint 320 kg, et elle a reçu le Red Dot Product Design 2025.
Le Day Surgery Pack la livre équipée pour opérer : appui-tête au choix entre les versions large, étroite et ORL, habillage de base en acier inoxydable, rembourrage antidérapant scellé sans couture, deux repose-bras Reison avec pince, coussin et sangle, et le tabouret OPN. CHF 20’833.33 HT, soit −32 % avec notre offre spéciale de fin d’année.
La gynécologie ambulatoire

Même plateforme, configuration dédiée. La version ORTY-2500 avec une découpe gynécologique spécifique ajoute les appuis de jambes Goepel Reison avec pinces et sangles, qui permettent d’installer la patiente en position de lithotomie sans improvisation et sans commande complémentaire après coup.
Le Day Surgery GYN Pack reprend l’intégralité du pack précédent et y intègre ces appuis. CHF 23’833.33 HT, soit −32 % avec notre offre spéciale.
Parlons de votre salle
Le choix d’une table d’opération se décide moins sur une fiche technique que sur un programme opératoire : les gestes pratiqués, leur fréquence, la place disponible, les spécialités qui partagent le local. Nos spécialistes se déplacent en Suisse romande pour en discuter sur site et établir une offre adaptée à votre activité.
Sources
- Sacha Roth, Sonia Pellegrini, « L’ambulatoire avant le stationnaire » : quel bilan ?, Sécurité sociale CHSS, 11 juin 2026
- Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé, L’ambulatoire avant le stationnaire
- Office fédéral de la santé publique, Annexe 1a OPAS, édition du 1er janvier 2026
Marcel Blanc, partenaire de l’excellence chirurgicale depuis près de 65 ans, accompagne les établissements de santé et les professionnels médicaux en leur fournissant des solutions et du matériel de haute qualité.